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HANDIBASKET: Retour à l’entraînement pour les basketteurs de l’ACOSHI.

Robert Dikazolele - Secrétaire général de l’ACOSHI et entraîneur

Robert Dikazolele – Secrétaire général de l’ACOSHI et entraîneur

Les basketteurs en fauteuil roulant de l’Association Congolaise des Sports pour Handicapés et Invalides  « ACOSHI » sont retournés à l’entraînement en vue de leurs  prochaines  rencontres qui auront lieu au stadium des martyrs d’ici quelques semaines. Mr Robert DIKAZOLELE, entraîneur  et aussi secrétaire général de l’ACOSHI, voit en ces prochains matches une ouverture pour montrer le basket-ball en fauteuil roulant aux Congolais.

Robert DIKAZOLELE : Le nombre de séance d’entraînement est passé à deux par semaine : mardi et dimanche. Nous nous sommes dit qu’il est temps de montrer le basket-ball en fauteuil roulant  à la population Congolaise et particulièrement celle de Kinshasa. Nous avons sollicité la LIPROBAKIN afin qu’elle nous aligne pendant la phase retour de son championnat. Nous avons réservé une copie de la lettre à la FEBACO et le président MWAWATADI a trouvé l’initiative très intéressante et à demandé à  la LIPROBAKIN de lui réserver la suite que l’on va nous donner. Ce qui fait que la Ligue nous a promis que dès que le championnat reprend nous serons aligné et commencerons à jouer régulièrement ne fut ce qu’une ou deux rencontres par mois, tout dépendra de comment nous nous  arrangerons tout au début.

Ceci équivaut à un championnat ou un essai ?

RD: Nous n’avons pas encore de matériel adapté c’est pourquoi nous ne pouvons pas faire tout de suite un championnat. Avec le vieux matériel que nous avons – des fauteuils de ville que nous avons adaptés pour en faire des fauteuils de basket-ball en fauteuil roulant – nous voulons d’abord montrer au public que voila, on peut jouer au basket-ball avec d’autres fauteuils, il suffit juste de faire quelques adaptations. Mais notre combat c’est d’obtenir le matériel approprié et dès que nous allons l’obtenir c’est à ce moment là que nous commencerons un championnat de basket-ball en fauteuil roulant digne de son nom tel que nous l’avons promis à la Ligue.

Combien de joueurs avez-vous ?

RD: La plupart des joueurs que vous venez de voir on débuté en 1990. Ils ont déjà un certain âge mais en sport paralympique un athlète peut travailler jusqu’à un âge avancé. C’est vrai que le problème de relève se pose et c’est comme ça qu’au niveau du Comité National Paralympique Congolais on a envisagé des actions de sensibilisation parce que nous disons que le sport paralympique doit entrer dans nos mœurs et pour cela il faut aller vers la population, qu’on lui montre ce que des parents ayant des enfants en situation d’ handicap doivent faire et leur faire voir que le sport paralympique a un impact positif sur la santé de l’individu et même sur le plan psychologique, c’est ce qui est important.

Par exemple les japonais ont organisé des jeux paralympique pour la première fois (en 1964),  juste après les jeux de Rome, et ils ont simplement constaté que les personnes en situation d’handicap avaient des potentialités et à travers le sport ils ont créé des usines adaptées aux personnes en situation d’handicap pour rentabiliser leur capacité et qu’ils soient utiles à la communauté.  Est-ce que ce genre d’initiative pourra un jour arriver chez nous ? Nous ne le savons pas. Mais nous sommes entrain de faire un effort pour montrer à la communauté Congolaise que  les personnes en situation d’handicap peuvent faire du sport comme les autres, peuvent faire la haute compétition et c’est à l’état de nous donner les moyens.

Il y a quelques jours, nous avons déposé le plan stratégique au cabinet du ministère des sports et au Comité Olympique, nous osons croire que malgré les difficultés, nous serons entendus et que les moyens nous serons accordés par rapport à ce plan stratégique afin que nous puissions mettre en place tout ce que nous avons envisagé. Peut être qu’à ce moment là nous aurons les résultats escomptés.

Comment vous y prenez vous pour la sensibilisation?

RD: Ce n’est pas du tout facile mais tout est question de moyen. Si nous avons le matériel adapté, nous ciblerons les bons terrains de basket, nous nous y rendrons et organiserons des rencontres, inviterons des gens et même les parents qui ne savent pas pourront commencer à déplacer leurs enfants au stade des martyrs ou dans les écoles afin que ces enfants participent aux activités sportives.

Qu’en est-il de votre adhésion à la fédération de basket-ball en fauteuil roulant?

RD: Par rapport à la recommandation du comité paralympique Africain, nous devons avoir de la marchandise à vendre. Notre marchandise à nous c’est d’avoir des activités sur terrain et ces activités sur terrain c’est organiser un vrai championnat et comme nous n’avons pas tous les atouts tant sur le plan matériel que technique, et que nous n’avons pas suffisamment  d’officiel, c’est ainsi que nous recourons à la Ligue.

Le matériel que nous avons nous permet de faire juste l’essentiel car il faut le protéger. Si nous le détruisons c’est fini, l’activité s’arrête. C’est aussi pour cela que les rencontres seront espacées, pour ne pas trop user le matériel. Mais si nous arrivons à en avoir assez, nous pouvons organiser un championnat, sortir un calendrier et démarrer, voila.

Photos de l’entraînement du mardi 02 avril 2013

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