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eliminatoires afrobasket men 2013: nos seniors messieurs y seront!

29 septembre 2012

 Les éliminatoires de l’AfroBasket seniors messieurs débutent ce dimanche 30 septembre 2012 à Bangui, en Centrafrique, et prendront fin le 8 octobre 2012.
Notre équipe nationale s’est entrainée au stadium des martyrs depuis début septembre. Parmi les athlètes convoqués au départ, très peu ont répondu a l’appel et cela suite à un manque de disponibilité, de motivation ou de garantie de paiement de billet d’avion pour venir à Kinshasa. C’est ainsi que d’autres joueurs furent sollicités par l’entraîneur pour constituer une équipe.

Parmi eux, il y a Mohamed Ntumba dit « Momo », en vacances à Kinshasa, qui a passé quatre ans au collège aux Etats unis et une année en tant que professionnel en Australie : « après l’Australie je me suis dit de faire un tour ici à Kinshasa avant de continuer et cela à coïncidé avec la préparation de l’équipe nationale pour les éliminatoires de l’AfroBasket. L’entraîneur m’a convoqué et m’a demandé si je pouvais apporter main forte et j’ai dit oui et avant que je ne parte je jouais déjà à l’équipe nationale donc… j’ai rejoint l’équipe, on a travaillé, espérons qu’on va finir parmi les trois finalistes pour être qualifiés. J’ai fait à peu près deux semaines d’entraînement, l’ossature que j’ai trouvée en place était bonne et quelques joueurs sont venus s’ajouter après moi…Le niveau du travail était quand même satisfaisant puisque le coach a incorporé quelque système de jeu qu’on a bien maîtrisé et différentes tactiques combinées avec certaines autres choses donc espérons que ça va nous servir à Bangui ».

Voici donc les 12 joueurs sélectionnés pour Bangui:

Bases
1. KALENGAY MBOWA
2. MUNANGA Maxi
3. BUZANGU Johnny

Centres
1. NIAMAZOMI Christian
2. ASANI
3. NTUMBA Mohamed
4. TSHONGANYA Evariste

Extrêmes
1. BAYOMBO King
2. MBAV MUTOMB Arsène
3. BUZANGU Patrick
4. ALUMA SAMUNA
5. BOTENDJU Junior

Bien que sélectionnés, ALUMA et BOTENDJU n’ont pas pu effectuer le déplacement avec l’équipe et cela à cause de certains problèmes administratifs : passeport pas encore disponible pour l’un et problème de qualification pour l’autre, c’est-à-dire, qu’il n’a pas eu l’autorisation d’intégrer l’équipe nationale.

Pour seconder l’entraîneur principal Papy KIEMBE, monsieur MBUYI KOLELA, directeur technique d’Arc en ciel, fut désigné par la fédération pour être entraîneur adjoint. Rappelons que ce poste avait été attribué à feu l’entraîneur Mire MUNTUNE décédé au mois d’août dernier.

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Nos athletes se sont-ils assez préparé pour cette compétition? Dans quelle condition et dans quel état d’esprit?

Pas de terrain convenable, pas de matériels pour les entraînements, pas d’équipements pour les athlètes et les entraîneurs, pas d’internement. Dans les derniers jours, des repas, merci, mais très peu diététiques. Donc en gros une préparation de débrouillard ou l’on fait avec ce que l’on a pour l’amour de ce sport et atteindre l’objectif que l’on s’est fixé.

Papy KIEMBEL nous parle également de cette préparation:. « Nous avons eu peu de temps pour cette préparation. Avec le peu d’expérience que nous avons, on a essayé d’élever le niveau des joueurs pour qu’il forme quand même une équipe, c’est-à-dire, sur le plan schématique, offensivement et défensivement. Mais le grand regret c’est qu’on n’a pas pu avoir les joueurs que nous voulions au niveau des extrêmes notamment, Docta MUTOMBO (Mozambique). Il nous aurait été d’un grand secours vu son expérience et son frère Toto NDALA aussi mais malheureusement nous ne savions pas qu’il était au pays, on l’a su après, on a essayé de le rappeler mais c’était impossible de la qualifier.
Donc s’il y avait ces deux extrêmes là avec les autres gars que j’ai ici… faut dire qu’au niveau des bases ce n’est pas mal, au niveau des centres aussi mais on a une petite faiblesse au niveau des extrêmes donc, dire que nous sommes prêt, vous savez on ne peut que l’être par rapport à la date du début de la compétition mais prêt dans tous les compartiments…bon on va essayer de faire avec la petite expérience que nous avons.
Nous aurons en face de nous les Centrafricains, les Camerounais, il faut dire qu’ils sont favoris quand même parce qu’ils sont des habitués de la phase finale notamment les Camerounais qui n’ont plus joué les éliminatoires depuis, je crois, pratiquement six ans ; ils étaient toujours qualifiés d’office par ce qu’ils étaient tout le temps parmi les quatre premiers. Nous allons nous battre pour la troisième place, c’est-à-dire, contre les Gabonais, contre le Congo Brazzaville. Bon ce n’est pas pour les minimiser mais nous disons sans avoir peur des mots, nous pouvons nous battre avec un très bon mental et arracher la qualification. »

« Nous devons également changer la méthodologie des entraînements », répond-il à notre question de savoir s’ils savent comment jouent leurs adversaires. Il poursuit : « Logiquement on doit avoir des entraînements vidéos, c’est-à-dire, qu’il y ait des séances vidéos comme ça se fait partout aujourd’hui dans les équipes nationales, même dans les clubs. Des séances par rapport aux équipes que l’on va rencontrer. Mais pour cela, il faudrait que nous ayons une bibliothèque aussi et une direction technique à qui on va donner des moyens pour faire ce travail. Pour dire les choses telles qu’elles sont, c’est un problème de moyen mais, à part cela, il faut aussi avoir une bonne organisation et l’organisation ne vient qu’avec la volonté. »

Pour parler finances.
Nos athlètes sont partis représenter la République Démocratique Congo et défendre ces couleurs sans frais de mission, le gouvernement n’ayant rien déboursé pour cette sortie. C’est le président de la fédération, monsieur Boniface MWAWATADI, qui s’est chargé d’acheter les billets d’avion pour que l’équipe et le staff arrivent à destination afin que la fédération évite d’écoper de sanctions ou d’amandes comme c’est le cas avec les U18 messieurs où il faut payer 15000 $ d’amande pour qualification à la phase finale mais non-participation. La même amande tombera surement pour les U18 dames qui, comme les messieurs, se sont qualifiées mais n’ont pas pu participer à la phase finale à Dakar.

Evariste TSHONGANYA, sélectionné pour jouer les éliminatoires à Bangui et évoluant dans un club en Guinée Conakry, nous a dit qu’en dehors de tout cela, le plus important pour lui était de chercher à ramener un résultat.

Ces joueurs sont donc partis ainsi, avec leur seul volonté et l’amour du basketball comme motivation.

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NMD

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